Conduire au Mexique: nos conseils

Ce n’est pas sorcier conduire au Mexique. Par contre, ça demande un certain degré d’adaptation.

Que fait-on avec une ligne blanche pointillée en bordure droite de la route ?

Est-ce qu’un clignotement à gauche signifie que le véhicule s’engagera effectivement dans cette direction ?

Nous avons l’impression que les Mexicains ont un code de conduite officiel et un autre, à la bonne franquette ! Voici ce que nous avons compris lors de nos déplacements de l’an passé et des dernières semaines. 

 

Débutons par quelques conseils généraux.

Ne pas conduire la nuit.

Le conseil que nous entendons le plus souvent au sujet de la conduite au Mexique: ne pas rouler à la noirceur. Nous avons respecté cet avis et n’avons jamais pris la route de nuit. Je ne peux donc pas vous parler de cette expérience mais vous donne trois bonnes raisons de ne pas l’essayer. 

  • Il n’est pas rare, même sur une route en bonne condition, de voir soudainement apparaitre un gros trou. Pire que ceux de Montréal. 
  • Les accotements sont assez rares, les routes sinueuses et peu éclairées.
  • Entrer dans un village ou un camping à la noirceur, c’est un peu courir après le trouble. Rues étroites, fils électriques trop bas, accès difficile.

Si jamais vous décidez de rouler de nuit, racontez-moi !

 
Prévoir plus de temps

Ne prenez pas pour acquis que vous roulerez à la même vitesse qu’au Canada ou aux États-Unis. Nous avons appris à ajouter 50% du temps prévu à notre itinéraire. Les arrêts sont fréquents, pour les péages et les barrages militaires. La plupart du temps nous passons sans inspection.

Il est facile de circuler sur les autoroutes à péage, à moins d’y retrouver de la construction. Nous pensions rouler agréablement cette année sur l’autoroute 15D qui est à voies doubles dans les deux sens. En réalité, celle-ci est en réfection sur de nombreux kilomètres, impliquant des fermetures de voies et réduisant notre vitesse à environ 50km/h.

Les routes secondaires sont étroites et achalandées. Autobus et camions de toutes sortes laissent peu de chance pour un dépassement sécuritaire. Mais les mexicains connaissent mieux la route et n’ont aucunement peur de doubler un motorisé.

Pour vous donner un exemple, il y a 90 kilomètres entre le village de Chacala et la ville de Puerto Vallarta. Les parcourir requiert en moyenne deux heures.

Nous suivons un camion chargé et lent. Un autobus nous dépasse.

 
Avoir des « dineros »

Ne vous fiez pas sur votre carte de crédit pour payer l’essence. Ayez suffisamment de liquidité. Souvent le système de paiement par carte est défectueux, ou notre carte ne passe pas ou c’est la ligne téléphonique qui est mauvaise. Puis il y a aussi les péages, ça chiffre vite. Ayez toujours une bonne quantité de pesos.

 

Maintenant quelques particularités à la mexicaine.

Les conditions routières

Vous pouvez vous attendre à tout. Même si vous utilisez majoritairement les autoroutes à péage qui sont réputées pour être en bonnes conditions. Le Mexique est traversé par deux magnifiques chaînes de montagnes, ce qui donne droit à des vues grandioses mais aussi à des pancartes comme celles-ci.

Puis lorsque vous quitterez l’autoroute vous tomberez sur:

  • Une route secondaire souvent en bon état.
  • Une route secondaire en état médiocre.
  • Des rues pavées d’un mélange de pierres et terre ou ciment. 
  • Des routes de sable en bon état, en planche à laver ou inondées.

Sans chercher à aller dans des contrées lointaines, nous avons roulé sur plusieurs conditions. Jamais nous n’avons rencontré de gros ennuis, mais ça peut brasser pas mal. Notre routine avant de prendre la route implique d’attacher quelques armoires, surtout celle des casseroles.

La ligne droite pointillée

Celle-ci demande de l’ajustement.

Que veut dire une ligne pointillée à droite de la route ? Simplement que lorsqu’elle est présente (et parfois pas) et que vous êtes suivi par un véhicule plus rapide, vous devez vous déplacez vers la droite pour rouler en partie sur l’accotement et ainsi permettre au véhicule derrière de pouvoir vous doubler. Vous roulez donc à trois véhicules de large. Cette ligne se retrouve sur l’autoroute, mais aussi sur les routes secondaires ce qui parfois est assez stressant lorsque vous croisez deux véhicules en sens inverse. Parfois la ligne est pleine mais le même principe s’applique.

 

Parfois pas besoin de ligne pointillée pour comprendre qu’il faut se mettre à droite.

Ligne pointillée à droite, sur l’autoroute.

 
Clignoter à gauche.

Oui, l’usage du clignotant vers la gauche signifie un virage dans cette direction. Sauf si vous suivez un véhicule lent et qu’il n’y a pas de route pour tourner à gauche. Celui-ci vous signifie gentiment qu’il est présentement sécuritaire d’effectuer un dépassement. Nous l’avons rarement utilisé pour dépasser, mais avons souvent fait signe aux véhicules derrière qu’ils pouvaient le faire.

 

Les saprés dos d’âne.

Regardez bien ces images.

Si vous en voyez sur la route, ralentissez !

 

Présents pratiquement à chaque entrée et sortie de village, ces ralentisseurs se retrouvent aussi dans les zones de construction et sporadiquement à d’autres endroits sans raison apparente. Il ne sont pas toujours indiqués, mais l’effet est toujours le même. Bang.

Heureusement, vous avez fait votre vérification mécanique avant de partir.

 


 

Conduire au Mexique nécessite certainement un niveau d’attention plus élevé ainsi qu’une période d’adaptation. La route peut être difficile et les conditions variables mais voyez celles-ci comme l’une des particularités du pays. Il suffit simplement de diminuer nos attentes et les itinéraires en conséquence.

Puis lorsque votre patience vous fera défaut, il y aura certainement un petit casse-croûte en bord de route qui offrira de délicieux tacos ou tamales pour à peine quelques dollars. Arrêtez-vous et goûtez-les. Vous vous réconcilierez rapidement avec les routes du Mexique.

 

Alors, vous partez quand ?

Rouler sa vie

Famille de 4 nomades, nous explorons le monde à bord de notre maison roulante.
Family of 4 exploring the world in our house on wheels.

6 Comments:

  1. Merci! Ces conseils nous serons utiles dans quelques senaines!

  2. Bibiane Baillargeon

    Bon article. Merci c’est très utile pour ceux et celles qui prendront la route vers cette destination. Il y a aussi les feux de circulation. Les policiers municipaux attendent les touristes aux carrefous. Quand le feu vert clignote vaut mieux arrêter car il passe au jaune rapidement et 2 seconde jaune puis au rouge. On a pas le temps de passer sur le clignotant. L’infraction est facile et les policiers s’en réjouissent.

  3. Vous êtes des routiers bien informés. Cependant , il faut faire connaître les Angels del carretera qui peuvent vous dépanner sur les autoroutes. Leurs numéros de téléphone sont indiqués en bordur de ces routes. Si vous êtes des touristes, il est recommandé de respecter à la lettre les limites de vitesse.
    Bonne route

Faites-nous plaisir, laissez un commentaire