Baja, le pour et le contre

À la veille de traverser aux États-Unis nous sommes mitigés. Notre opinion n’est pas claire à propos de la péninsule de Baja. Avons-nous aimé notre passage sur la péninsule ? Oui, assurément. Reviendrions-nous ? Peu de chances. Et pourtant, nous avons quelques coups de coeur et de merveilleux souvenirs. Voici notre bilan, peut-être aurez-vous envie d’aller voir par vous-même ? Vous m’en donnerez des nouvelles !

Nos arguments favorables

La facilité de l’itinéraire.

Le Mexique, c’est immense. Tellement que lorsque nous étions sur la portion continent, j’avais vraiment beaucoup de difficulté à choisir vers où aller. Sur la péninsule, une route principale, quelques voies secondaires. On ne se casse pas la tête avec l’itinéraire. Les arrêts sont planifiés selon la distance que l’on veut parcourir et les options disponibles sur le chemin. Pour mettre un cerveau qui voyage en pause, c’est parfait.

L’accès aux différentes plages.

Envie d’une mer bleu turquoise et de chaleur ? Direction la mer de Cortez et ses magnifiques baies.  Vous recherchez plutôt les vagues pour le surf et des falaises ? La côte du Pacifique est juste à côté. Les deux options ne sont jamais très éloignées. Dans une même journée il est possible d’apprécier les deux.

L’eau turquoise de la mer de Cortez.

Les falaises du Pacifique.

 
Les paysages grandioses.

Des dizaines de fois nous avons dit « wow ! » ou « magnifique ! ». Les paysages désertiques, arides et montagneux de la péninsule sont impressionnants et contrastent avec le bleu de la mer. Puis au Nord, la vallée de la Guadalupe est tout autre chose. Les vignobles, les plantations de dattiers et oliviers offrent encore l’occasion de s’exclamer sur la beauté de la péninsule.

Sur la route.

Beaucoup de verdure dans la Vallée de La Guadalupe, au Nord de la Péninsule.

 
L’offre de poissons et fruits de mer.

Déguster des fruits de mer ou poissons frais est pour nous un réel plaisir et nous étions au paradis tellement l’offre est variée et présente. Sur une plage ou au camping, il n’était pas rare qu’un pêcheur passe nous offrir ses prises du matin. Et tous les petits restaurants de rue offrent de délicieux tacos au poisson ou crevettes. 

De la diversité au Mercado Negro d’Ensenada.

 

Nos arguments défavorables

La manque d’authenticité mexicaine.

Pour certains, ce point pourrait être un avantage. Pour nous, c’était plutôt une déception. Ce n’était pas une surprise, mais il fallait le réaliser. Comparée à la portion du Mexique sur le continent, Baja est moins typique. L’anglais est répandu, nous sommes régulièrement abordés dans cette langue mais nous nous efforçons de continuer à pratiquer notre espagnol. Aussi, les prix sont souvent affichés en dollars US. On demande à payer en pesos, parce que nous, le dollar US…

La qualité des routes secondaires.

À l’exception d’une section au centre de la péninsule qui est vraiment en piteux état, la condition de la route principale est bonne. Mais aussitôt que nous quittons la route 1, c’est assez pénible. Chemins de sable, cailloux, planche à laver. Nous avions l’impression que le motorisé allait tomber en morceaux et nous attachions nos armoires pour ne pas qu’elles s’ouvrent en roulant. Il nous est arrivé de mettre de côté certaines destinations parce qu’il y avait plusieurs kilomètres de route secondaires à parcourir. Baja est le paradis des véhicules à quatre roues motrices, motos et véhicules hors route.

Un bel exemple de route en planche à laver.

 
La température de l’eau

Nous avons pu nous baigner sans frissonner seulement dans les baies de la mer de Cortez. Pour les autres plages, même à La Ventana au Sud, l’eau était froide. Nous y étions en avril et mai alors nous en déduisons qu’en décembre et janvier, la baignade doit être difficile.

Notre baignade préférée, la Baie de Balandra

 


Malgré ces désavantages, nous avons de sérieux coups de coeur pour la péninsule. Loreto est une ville que nous avons bien appréciée, puis notre expédition à la Lagune de San Ignacio pour aller voir les baleines grises est une expérience unique. À bien y penser, ces deux expériences valent bien les dizaines de centaines de kilomètres parcourus et la poussière du désert qui s’est incrustée dans tous les recoins de la maison.

Et puis, vous ai-je donné le goût d’y aller ? Ou pas?

Rouler sa vie

Famille de 4 nomades, nous explorons le monde à bord de notre maison roulante.
Family of 4 exploring the world in our house on wheels.

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