Bahamas: tester la vie en mer. (vidéo!)

Vous m’auriez dit il y a quelques temps que, pour mes quarante ans et dix ans d’amour, je passerais une semaine en catamaran aux Bahamas, je vous aurais ri au nez. J’aurais ajouté que je n’ai absolument pas le pied marin, que la mer, je l’aime surtout lorsque je touche au fond et que je vois mes orteils.

Alors comment se fait-il que pour mes quarante ans et 10 ans d’amour je me sois retrouvée sur un catamaran aux Bahamas ?

Explications.

Notre maison flottante pour la semaine.

 

Lors de notre première année sur la route, très souvent, nous roulions vers des bords de l’eau. Nous avons longé les Grands Lacs, suivi la côte du Golfe du Mexique de la Floride au Texas, passé l’hiver sur la côte Ouest du Mexique et parcouru la péninsule de la Basse-Californie. Tellement de plages qu’à un moment, nous avons eu un questionnement: avions-nous le meilleur moyen de transport afin de nous retrouver où nous souhaitions ? Peut-être qu’un bateau serait plus approprié ?

Cette réflexion a duré un long moment. 

Une conclusion s’est imposée, pour avoir une réponse, fallait l’essayer. J’allais sortir de ma zone de confort et vaincre mes (nombreuses) craintes de la mer.

 

Ma pire crainte: que mes enfants tombent à l’eau.

 

À la recherche de toutes les options possibles, nous choisissons finalement de faire la location d’un catamaran de 38 pieds aux Bahamas et surtout de retenir les services d’un capitaine, composante essentielle au succès de notre aventure puisque notre expérience en navigation est nulle. Ma soeur et son amoureux se joignent à l’aventure pour la semaine.

Arrivés sur les lieux, première constatation,  l’espace ! Énorme différence en comparaison à notre motorisé de 25 pieds. Quatre cabines avec lit double, deux salles de bain, deux tables à diner, une à l’intérieur et une à l’extérieur en plus de tout le devant du bateau qui est accessible et beaucoup de rangement. 

La vie à bord a quelques similitudes avec celle en maison roulante. Petit frigo et congélateur, cuisine restreinte, il faut porter attention à la consommation de l’eau potable et de l’électricité. Puis ça s’arrête là, la suite nécessite une bonne capacité d’adaptation.

Le mouvement de l’eau (burp!)

Je me doutais qu’un bateau, ça tangue. Mais autant ? Même à l’ancre dans une petite baie isolée des Bahamas ? Oui, toujours.

Grosse adaptation. Les deux premiers jours sont difficiles. Je souhaite avoir l’heure juste sur mes capacités et m’entête à ne pas prendre de médication. Malgré ma consommation excessive de gingembre qui est censé vaincre le mal de mer, je suis verte. L’état de l’amoureux n’est guère mieux. Il faut dire que nous allons face au vent à moteur et que fiston, qui est en pleine forme lui, a demandé à pêcher. Et pour pêcher, il faut aller en haute mer. Et en haute mer, ça brasse ! Par bonheur, le capitaine attrape un thon assez vite et nous pouvons retourner en eaux plus calmes.

 

Les prochains repas, du thon !

 

Les enfants heureusement, s’en tirent très bien. Fiston adore recevoir les éclaboussures des vagues à l’avant du bateau en criant « hi-ha!! » comme un cowboy et le mouvement des vagues endort fillette qui fait la sieste comme rarement.

L’avant du bateau, le meilleur endroit pour combattre le mal de coeur et faire la sieste.

 
Le vent, cet élément très variable.

Mon idéal a pris le bord. Je m’en allais faire une semaine de voile, finalement, nous l’avons faite pratiquement complètement à moteur. Pas assez de vent ou pas de la bonne direction. Si nous avions attendu les bonnes conditions pour partir, nous n’aurions probablement pas quitté la marina. Pour profiter de notre semaine fallait accepter d’aller à moteur. Soit.

C’est beau les voiles, surtout quand il vente.

 
L’accès à des endroits hors du commun.

Impossible de ne pas tomber en amour avec les beautés de la mer.  L’eau est turquoise et transparente, je vois très bien mes orteils ! Nous avons nagé avec des tortues de mer, observé des langoustes et raies géantes, côtoyé des requins nourrices, vu des centaines de poissons colorés et les dauphins sont passés nous dire bonjour. 

Un conque, une des spécialités locales à déguster. Nous l’avons remis à l’eau.

 

Puis, voyager en bateau nous permet l’accès à des endroits isolés et inaccessibles autrement.

Un accès privilégié à une magnifique plage.

 

Nous passons la semaine en maillot, les enfants développent leur aisance dans l’eau, l’endroit est paradisiaque. Notre seul regret, ne pas avoir eu de caméra pour prendre des images sous l’eau. Voici notre vidéo de la semaine. Attention vous aurez le goût de partir !

S.V.P. Regardez la vidéo en définition HD (dans le menu au bas à droite, une fois la vidéo démarrée), c’est tellement plus beau !

 

Notre conclusion.

Nous n’en avons pas pour l’instant ! 

C’était une très belle expérience et nous avons apprécié d’avoir un plus grand espace de vie. En dehors du mal de coeur, se déplacer en bateau est plus agréable que de rouler en motorisé. Nous réalisons que vivre sur l’eau est tout un monde auquel nous ne sommes pas familiers. La plongée, la pêche, la nage sont des activités que nous pratiquons mais qui restent à parfaire si nous désirons pouvoir profiter pleinement de toutes les possibilités.

Nous sommes loin d’être prêts, il y a beaucoup d’apprentissages à faire en vue d’être un bon capitaine. La voile, le vent, les marées et courants, les composantes du bateau, la pêche, la faune marine.. Alouette ! Vivre en bateau ? Peut-être un jour…

D’ici là, si vous avez un bateau, vous pouvez toujours nous inviter ! Mais nous ne laisserons pas l’amoureux rincer la vaisselle.

 

 

 

Rouler sa vie

Famille de 4 nomades, nous explorons le monde à bord de notre maison roulante.
Family of 4 exploring the world in our house on wheels.

6 Comments:

  1. Bonjour Rouler sa vie!! C’est hilarant, je doit vous avouer car je vous suis depuis quelques semaines! Nous vivons sur un voilier depuis un ans! Tout quitter et sommes partis de QUÉBEC pour être maintenant à Bonaire! Nous avons aussi naviguer les Bahamas, magnifique! ET nous voilà après un ans avec plusieurs réflexions, comme celle de ne être certain d’avoir le bon moyen de transport! Une bus serai t’il mieux pour notre famille!! Alors vous imaginer mon sourire en lisant votre article!!! Vous pourrez lire nos dernières réflexions sur http://www.martanietcie.ca
    N’hésitez ps si vous avez des questions sur la vie en bateau!!! Au plaisir!! Calbodine!

  2. Bibiane Baillargeon

    Très intéressante cette vidéo. Les Bahamas un vrai paradis. L’eau est si claire. Pour ce qui est des gens qui terminent leur aventure en voilier, vous pouvez voir leur périple sur leur blogue : Zenroots

  3. Coïncidence? Alors que Méli et Alex jette l’éponge, vous découvrez le plaisir de la vie sur l’eau. Je vous souhaite d’aimer ce nouveau mode nomade ! Si jamais vous avez des questionnements pour les enfants, mon ami Seb et Cat partent autour du monde a la voile sur 38′ avec les enfants 9 et 11 ans (école sur la bateau, …).
    Stéphane.

  4. En regardant votre film,ça donne la goût.Je pense qu’une agence de voyage pourrait utiliser votre expérience comme comme promotion.
    Merci de nous avoir fait vivre quelque instant de catamaran en mer. Vous avez tous le sourire du bonheur.

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